Il en coûte moins que l’on croit pour démarrer une entreprise. Je rencontre souvent des nouveaux entrepreneurs qui me demandent de les aider avec leur plan d’affaires et/ou plan de financement. Invariablement, les besoins se chiffrent à un million de dollars. Les plus visionnaires parlent de 2-3 millions!
C’est complètement farfelu dans 98% des cas. Trop d’argent rend bozo. Et ce que les gens ne comprennent pas, c’est que l’argent coûte quelque chose! On est toujours plus grateux avec son propre argent…
Une pure startup doit d’abord passer par des étapes cruciales que sont:
- monter un plan d’affaires qui se tient
- développer une preuve de concept / prototype
- démarcher 1-3 clients testeurs (early adopters)
- sécuriser une version stable et fonctionnelle
- commercialiser à plus grande échelle (early majority)
À chaque étape son type et son montant de financement. Vous ne trouverez pas un VC sur la planète pour financer l’étape 3 si vous n’avez pas réalisé les deux premières, ni la 5 si la 4 n’est pas faite.
À ce sujet, Barry Moltz a déniché des statistiques qui révèlent que la médiane des investissements nécessaires pour démarrer les entreprises du INC 500 est de 75,000$.
Pour ceux qui en doute, je vais faire un petit sophisme d’expérience. Nous avons démarré La Toile du Québec avec 35$ et beaucoup de Sweat Equity. Nous avons ensuite lancé Netgraphe inc avec un investissement initial de nos deux partenaires financiers de 25,000$. Après un an d’opération, nous avions moins de dix employés. Au moment de devenir public en 1999, donc 3 ans et demie plus tard, nous étions plus de 75. Six mois plus tard, la valeur boursière de l’entreprise était de 2 milliards de dollars et nous comptions 250 employés.
Ce n’est pas le cash qui compte au début, c’est la viabilité du projet. Trop d’argent peut donner l’illusion de la viabilité du projet…
En complément:
BarryBlog: Starting A Business Costs Less Then You Think!
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Excellents conseils qui viennent utilement remettre l’église au milieu du village pour ce qui est du démarrage d’entreprise. Dans mon métier je rencontre souvent des entrepreneurs dont on dirait que l’énergie est prinicipalement orientée vers la levée de fonds, montrant ainsi à quel point l’objectof est parfois confondu avec les moyens nécessaires pour le réaliser. Et pour parler matématiquement, je crois utile de se focaliser d’abord sur le strictement nécessaire pour ensuite seulement aller vers le suffisant dans l’équivalence moyens - business. Ce qui veut évidemment dire une grosse implication personnelle (en faisant quand même attention à séparer le bien-être personnel du reste je pense) et beaucoup de sweat equity.
1 | alex November 3rd, 2006 at 7:05