Je me récite souvent les paroles d’une chanson de Kenny Rogers, The Gambler:
You got to know when to hold them
Know when to fold them
Know when to walk away
Know when to run
Savoir quand abandonner est aussi important que la persévérance. Mais cette dichotomie dans les forces de caractère fait qu’on oublie souvent l’objectif principal et on s’entête… et perd. Quand la persévérance devient acharnement, on ne parle plus de qualité, mais bien d’un grave défaut.
Et là je parle, malheureusement, par expérience. Vouloir sauver sa mise avec un mauvais jeu en main est voué à l’échec. Ce n’est pas parce que vous remettez de l’argent sur un projet qu’il devient meilleur et vous ne faites qu’augmenter vos pertes. Un vieux sage m’a déjà dit, un peu trop tard hélas, “never put good money on bad money“.
Un truc pour savoir si vous êtes en plein aveuglement: demandez à votre belle-maman, un ami d’un ami qui n’y connait rien, un ancien professeur… le but, c’est de trouver quelqu’un d’assez détaché de votre business pour vous dire franchement ce qui se passe. Et écoutez-les! La rationalisation tue.
Si vous vous dites, je ne peux pas arrêter, je vais perdre 250,000$! Dites-vous que vous pouvez perdre 500,000$ aussi de la même manière. Know when to walk away…
Si vous ne me croyez pas, lisez le nouveau livre de Seth Godin: The Dip: A Little Book That Teaches You When To Quit (and When to Stick).
Et quelle joie, Godin vient d’accorder une entrevue à Kawasaki, c’est donc un deux pour un…
How to Change the World: The Big Dip: Ten Questions with Seth Godin
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