L’article précédent sur le marché publicitaire en ligne québecois a suscité un commentaire de la part de Samuel Bouchard sur la place du français sur le web.
Il avance ceci à propos du développement d’initiatives web au Québec:
[il parle de la conférence Mesh] Dans l’auditoire se trouvaient plein d’entrepreneurs gonflés à bloc qui échangeaient sur leurs projets. Je me sentais vraiment en pleine ruée vers l’or. Tout le monde veut profiter des nouvelles opportunités du web 2.0. La plupart des projets ne se limitaient pas au Canada. C’était très intéressant de discuter avec eux. Ça m’a aussi fait remarquer la particularité de notre situation au Québec et comment ça influence le développement de sites web et de communautés en ligne à partir d’ici.
Et poursuit avec ceci:
Le danger, c’est de se limiter à ce marché, de se contenter de faire une version québécoise de ce qui marche ailleurs pour couvrir notre petite ile culturelle. Canoë sont des experts là-dedans, avec leurs sites de job, de rencontre et plus récemment leurs réseau social. Leur situation est particulière. Leur convergence leur a permis de booster leurs sites et de prendre beaucoup d’espace rapidement, s’assurant une grande part du petit marché. Qu’en est-il des autres sites qui visent à créer une communauté pour assurer la croissance du site, et qui n’ont pas TVA pour se promouvoir? De ce que je vois, ça ne semble pas facile.
Malgré que je crois en la localité et les niches pour les entreprises, je pense de plus en plus que pour être ouverte sur le monde et ainsi profiter d’une croissance exponentielle, une startup en TI doit le faire d’abord en anglais.
J’ai réfléchis longuement à faire ce blog en anglais plutôt qu’en français, d’abord parce que j’ai le bonheur de m’exprimer aussi bien dans les deux langues et ensuite parce que mon propos rejoindrait une bien plus large communauté anglophone outre-frontière.
Mais le français s’est imposé comme une maîtresse insistante…
Je me pose aujourd’hui la même question pour des projets de développement sur LesAffaires.com. Toutes les publications web qui relèvent de moi sont en français (sauf Investment Executive qui est le pendant de Finance & Investissement) et pourtant, même à Montréal, une proportion importante de la communauté de blogueurs d’affaire est anglophone. Et que faire de nos voisins de l’Ontario et des Maritimes. Je suis en discussions avec Ottawa Business Journal, une autre de nos propriétés chez Médias Transcontinental, pour de l’échange. Ottawa, c’est comme Longueuil par rapport à Gatineau, c’est juste l’autre côté de la rivière… Les Affaires d’un bord, Ottawa Business Journal de l’autre. Il me semble que c’est le même monde pourtant.
Et pour mon livre, l’anglais est presque sur le point de s’imposer. Quand je vois les chiffres de vente étasuniens, c’est presque du gaspillage de publier en français pour le Québec et comme mon propos est beaucoup plus Nord-Américain qu’Européen, à quoi bon vouloir séduire la France. Écrire en anglais pour faire traduire en français… beau paradoxe!
L’article complet de Samuel Bouchard:
LaBlogAtoire » La place du Québec dans le paysage web canadien
Merci de nous partager ton expérience Chrystian! Ce sera à propos de quoi ton livre?
dans tout ca, je pense que le plus important est de reveiller la créativité au québec. si un entrepreneur propose un service vraiment innovateur, le choix de la langue sera un critere minimal.