Ce matin, je tombe sur ceci qui me fait beaucoup réfléchir:

Il s’agit d’un - je l’exprime dans mes mots - cadran solaire poétique. Des dizaines de perforations permettent l’affichage de mots selon l’angle de pénétration de la lumière du soleil et ces mots forment des petits poèmes ou des phrases selon le moment du jour et de l’année.
Tout ceci me rappelle une autre initiative dans le même thème, mais avec une application différente, The Long Now Foundation qui propose, entre autres choses, des prototypes d’horloges au temps long, c’est-à-dire à une échelle millénaire.
Prendre le temps. C’est un concept bien abstrait de nos jours et surtout en Occident. Nous pensons que maintenant, le temps présent, ce sont les quelques minutes immédiates, alors qu’à l’échelle universelle, maintenant, ça commence avec les dinosaures…
Je vous laisse avec les mots de Paul Piché qui écrivait ceci pour la naissance de son fils:
Le temps d’aimer
Le temps d’oublier
Le temps d’avoir un garçonOn l’appellera Mathieu
On l’appellera Léo
On pourrait l’appeler Eve
Si il s’avérait elleMais le temps d’aimer
Le temps d’oublier
Nous a laissé un garçonJe la voulais douce et fière
Tu le voulais grand et beau
Je voulais qu’elle aime son frère
Comme j’aimais les berceauxAh oui ces berceaux qui balancent
Qui n’peuvent rien contre le temps
Ni contre l’amour en partance
Même s’ils nous prennent pour parents
Parents d’un enfant qui profite
À chaque poussée de balançoire
Doit-il subir ce qu’on mérite
Qu’a-t-il à faire de nos histoiresLe temps d’aimer
Le temps d’oublier
Je vois grandir un garçonDes souliers avec des ailes
Que j’ai achetés sans savoir
Lui font marcher l’arc-en-ciel
Il m’a demandé d’y croire
Quatre fois l’tour du soleil
Comme la terre a voyagé
Dans l’univers que je lui lègue
Saura-t-il poser ses piedsLe temps d’aimer
Et je lace un soulier
Je vois courir un garçon
La source de la photo:
Vaux.net
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