Nous pensons avoir le contrôle sur le jour et la nuit. Nos agendas rythment nos actions et nos montres et horloges sont des repères qui nous rassurent dans notre sentiment de dominer le temps. Nous avons découpé ce temps en moments faciles à appréhender: matin, jour, soir, nuit. Quatre temps, comme dans une symphonie bien orchestrée.
Nous devenons irrités quand le train siffle 3 minutes trop tard. En même temps, nous appellerons l’ami en besoin seulement demain. Nous procrastinons pour des choses qui ne prennent que quelques minutes à faire et entamons des projets futiles qui ne se termineront jamais. Nous pensons avoir accompli des choses qui ne font que commencer…
Nous avons le sentiment profond – erroné aussi – d’être l’aboutissement de tellement de choses, alors que nous sommes à l’instant initiateur de tellement plus.
Habitués que nous sommes à regarder le monde en photographies statiques, nous avons oublié que la véritable beauté du ciel est dans le mouvement: les caresses étirées des nuages, les arcs lumineux du soleil, le lent passage des étoiles, causé par la course folle de notre propre planète.
Je ne dis pas tout cela pour donner des leçons. J’en suis. Mais je crois aussi qu’il n’y a rien de plus salvateur pour l’homme que de se rappeler sa petitesse. L’homme est si grand quand il se mesure à sa juste valeur dans le monde.
Mon inspiration de ce matin aura été un très beau court métrage, composé uniquement de photographies rapprochées du ciel. Tout cela donne une impression de mouvement impossible à percevoir autrement pour l’oeil humain. Tout cela est très beau.
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