Jack Nicholson.
Nous l’appelerons Jack parce qu’il est de Montréal et donc pour préserver son anonymat. Mais Jack Nicholson est le premier persona qui m’est venu en tête quand je l’ai entendu parlé. Physiquement aussi, la ressemblance est inouïe.
La voix rauque du fumeur scotché un peu fini. La langueur dans le phrasé. La manière très particulière de placer les accents toniques sur des syllabes qui ne semblent pas avoir besoin d’emphase. Cette espèce de semi-dédain, disons, ce monologue désenchanté quand il raconte une histoire. Des affirmations à l’emporte-pièce qui résonnent longtemps dans le silence bouche-bée qu’elles laissent.
Jack est petit de taille, mais il se tient très droit. Le port de tête altier, le torse raide, le cou bloqué, le menton légèrement rentré comme une feinte de recul alors que son corps tout entier se lance en avant quand il parle.
Sa conjointe, appelons-la Huguette en raison de son âge, est une grand-mère très fière de cinq petits enfants. Travaille dans un hôpital. Donne des conseils médicinaux qui relèvent plus de la sorcellerie et de l’alchimie que de la science. Bien sûr, tous les sophismes d’autorité sont évoqués parce qu’elle travaille aux côtés de médecins…
Jack donc est un séducteur. Il possède des connexions très haut placées dans le monde interlope des revendeurs. C’est de cette manière qu’il arrive à se procurer sa marchandise du bonheur artificiel qu’il distribue comme St-Nicholas à toutes les belles employées de l’hôtel en échange d’un bisou et d’une photo pour montrer à ses chums: des peluches qu’il obtient, tenez-vous bien, à 2$ chacune! J’ai presqu’envie de passer avec lui du côté obscur de la Force pour goûter ces avantages de la vie…
Quand Huguette se lance dans une tirade d’herboriste ou un monologue généalogique, Jack fuit vers le bar de la piscine. Là, il perd un peu son sens de la réalité. Hier par exemple, après avoir parlé pendant deux jours à Amoureuse – parce que ce sont nos voisins de lits de plage, chanceux que nous sommes! – il l’a revue au bar, mais ne l’a pas reconnu en raison – c’est l’opinion d’Amoureuse – d’un taux d’alcool très élevé. Moi j’opte pour le dédoublement de personnalités. Bien sûr, il lui a demandé si elle venait souvent ici et si elle aimait les peluches. Quinze minutes plus tard il nous racontait presque son aventure avec une grande de 6 pieds au bar… La musique de Twilight Zone sonnait dans ma tête.
Nous avons nos stalkers pour la semaine…
Jack Nicholson. Nous l'appelerons Jack parce qu'il est de Montréal et donc pour préserver son anonymat. Mais Jack Nicholson est le premier persona qui m'est venu en tête quand je l'ai entendu parlé. Physiquement aussi, la ressemblance est inouïe. La voix rauque du fumeur scotché un peu fini. La langueur dans le phrasé. La manière très particulière de placer les accents toniques sur des syllabes qui ne semblent pas avoir besoin d'emphase. Cette espèce de semi-dédain, disons, ce monologue désenchanté quand il raconte une histoire. Des affirmations à l'emporte-pièce qui résonnent longtemps dans le silence bouche-bée qu'elles laissent. Jack est petit de taille, mais il se tient très droit. Le port de tête altier, le torse raide, le cou bloqué, le menton légèrement rentré comme une feinte de recul alors que son corps tout entier se lance en avant quand il parle. Sa conjointe, appelons-la Huguette en raison de son âge, est une grand-mère très fière de cinq petits enfants. Travaille dans un hôpital. Donne des conseils médicinaux qui relèvent plus de la sorcellerie et de l'alchimie que de la science. Bien sûr, tous les sophismes d'autorité sont évoqués parce qu'elle travaille aux côtés de médecins... Jack donc est un séducteur. Il possède des connexions très haut placées dans le monde interlope des revendeurs. C'est de cette manière qu'il arrive à se procurer sa marchandise du bonheur artificiel qu'il distribue comme St-Nicholas à toutes les belles employées de l'hôtel en échange d'un bisou et d'une photo pour montrer à ses chums: des peluches qu'il obtient, tenez-vous bien, à 2$ chacune! J'ai presqu'envie de passer avec lui du côté obscur de la Force pour goûter ces avantages de la vie... Quand Huguette se lance dans une tirade d'herboriste ou un monologue généalogique, Jack fuit vers le bar de la piscine. Là, il perd un peu son sens de la réalité. Hier par exemple, après avoir parlé pendant deux jours à Amoureuse - parce que ce sont nos voisins de lits de plage, chanceux que nous sommes! - il l'a revue au bar, mais ne l'a pas reconnu en raison - c'est l'opinion d'Amoureuse - d'un taux d'alcool très élevé. Moi j'opte pour le dédoublement de personnalités. Bien sûr, il lui a demandé si elle venait souvent ici et si elle aimait les peluches. Quinze minutes plus tard il nous racontait presque son aventure avec une grande de 6 pieds au bar... La musique de Twilight Zone sonnait dans ma tête. Nous avons nos stalkers pour la semaine... Il ne manque que le petit couple kétaine au tableau... Tiens! Voici Cynthiâ et Kayvin. La suite sera pour eux.
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