Décembre

December 2, 2011  by Chrystian Guy  •  Chrystian Guy

Décembre arrive comme un voleur, dans la nuit, sans qu’on l’entende. C’est au matin qu’on s’aperçoit qu’il est venu; la marque de ses méfaits sur nos fenêtre, dans nos rues, dans la couleur même du ciel.

En Occident, en raison des fêtes de Noël et du Jour de l’An, décembre marque le calendrier du seau de la finalité. On se dirige vers la fin d’une étape. Tout alors prend l’une ou l’autre de deux formes possibles: distraction inutile ou urgence capitale.

Dans le premier cas, plus rien ne conserve d’importance… On verra ça en début d’année prochaine! Comme si les compteurs se réinitialisaient tous par magie. Dans le second, c’est la frénésie pour terminer avant la date butoir. Une date bien conventionnée à vrai dire que l’on s’impose à soi-même.

Nous, Humains, aimons découper le temps. Le jour en parties comme matin, midi, après-midi, soir et nuit. Puis en heures et celles-ci en minutes, elles-mêmes en secondes. Le sport et la science iront plus loin avec des fractions de plus en plus infinitésimales de temps. Dans l’autre axe, nous découpons aussi largement en saisons, en années, en décennies, en siècles, en millénaires, en époques, en ères et même en années-lumières qui prononcent le mariage du temps et de la distance pour des valeurs extrêmes de l’un et de l’autre.

Mais le cerveau humain est un appareil d’approximation qui n’est donc pas très précis. Paradoxe que de vouloir se donner des échéances aussi précises avec nos moyens tellement approximatifs. Plutôt que de manger, désormais, quand on a faim, on dîne à heure fixe. Plutôt que de chasser en saison, on accumule de manière quotidienne. Plutôt que de prendre le temps qu’il faut pour bien faire, on élague pour terminer à temps.

Décembre est aussi, dans ses derniers moments, un temps propice à la réflexion…

Je vous offre volontiers celle-ci.

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