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Persévérance et amour

J’ai été extrêmement touché et ému par deux clips aperçus sur YouTube dernièrement.

D’abord la saga de Susan Boyle, cette écossaise de 47 ans à l’air un peu moche et rustre qui chante d’une voix d’ange une chanson qui parle de rêve et d’espoir.

Elle avait l’opinion de tout le monde contre elle et en 3 minutes elle a renversé la perception négative en opportunité incroyable.

Une belle histoire de négligée qui gagne au final.

Sa prestation est ici.

Mais aussi cette histoire d’un père qui, par amour pour son fils, décide de faire le triathlon Ironman avec lui. Son fils est un adulte lourdement handicapé et il doit le “traîner” avec lui!

YouTube Preview Image

C’est d’abord une histoire de persévérance, de détermination. Mais c’est aussi une histoire d’amour. Plus grande que la douleur.

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Le livre est-il un cul de sac?

J’ai des amis super intelligents… Ils écrivent des trucs qui me chavirent… Et certains, comme Daniel Paquet, ont écrit des choses dans le passé qui prennent encore plus de pertinence aujourd’hui.

La pensée humaine n’est pas innée. Elle s’est construite avec les outils disponibles au fil des temps: le langage, les mathématiques, le livre, la science. L’ordinateur est un nouvel outil, peut-être le plus achevé de tous. Comme nouveauté, il apporte des changements dans notre quotidien: traitement de texte, guichet automatique, scanneur au supermarché, mais plus encore, c’est sa capacité à structurer l’information qui aura l’impact le plus important. L’ordinateur offre à notre intelligence un nouveau modèle pour réfléchir.

C’est sa conclusion à un prologue qui questionne la pertinence du livre et, in extensio l’imprimé aujourd’hui. J’avancerai toutefois que même si l’ordinateur remodèle notre appropriation du monde, le livre, en particulier, demeure un vecteur pratique pour la diffusion des idées, ou du moins des écrits dignes d’être lus par les masses. Vecteur qui va de paire avec une version électronique qui permet un partage rapide, efficace et sans frontière (géographique, technologique et idéologique).

Si Gutenberg a trouvé le moyen d’accélérer la diffusion des écrits par un procédé mécanique, l’ordinateur aura d’abord poussé plus loin cette possibilité, mais il va plus loin en permettant d’organiser la pensé par l’agglomération des contenus et la possibilité, enfin, de chercher des informations dans un corpus immense et de trouver des réponses qualifiées en quelques nanosecondes

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Indice du commerce électronique: les Québécois ont-ils fait leurs achats de Noël sur Internet?

Je pointe simplement sur un événement qui pourrait vous intéresser si vous oeuvrez dans le merveilleux monde de l’Internet:

Les Québécois ont-ils utilisé Internet pour effectuer leurs emplettes des fêtes? Combien y ont-ils dépensé pour Noël 2008? Le commerce électronique au Québec subit-il les contrecoups de la crise économique actuelle?

Le CEFRIO et son partenaire VDL2 ont le plaisir de vous inviter au dévoilement des résultats de leur indice économique, qui met l’accent sur les achats de Noël en ligne et sur ceux effectués en janvier 2009. Ce petit-déjeuner de presse sera l’occasion de faire le point sur ces questions, de même que sur l’ampleur du commerce électronique au Québec et sur son impact sur notre économie.

Depuis juin 2007, l’Indice du commerce électronique au Québec sonde mensuellement 1000 adultes québécois sur leurs habitudes de consommation en ligne. L’Indice mesure la proportion de Québécois qui réalisent des achats sur Internet et les montants qu’ils y consacrent chaque mois.

* Date: le mardi 17 mars 2009
* Heure: 9h30
* Endroit: Hôtel InterContinental Montréal, Centre de commerce mondial, 360, rue Saint-Antoine Ouest, Montréal (Qc)
* Accueil des journalistes et blogueurs: Salle Vieux-Port, 2e étage

Un petit-déjeuner sera servi sur place.

Veuillez confirmer votre présence auprès d’Annie Lavoie, conseillère en communications, au 418-523-3746, ou à annie.lavoie@cefrio.qc.ca. Nous espérons avoir le plaisir de vous y rencontrer!

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Confidence d’un rejet qui a trouvé sa voie…

Je suis un nerd. Un geek. Un premier de classe.

J’ai été un rejet à l’école… à quelques occasions.

Mais j’ai fréquenté d’excellentes écoles. Louis-Hippolyte-Lafontaine, sur le Plateau à Montréal dans les années ‘70. Bons profs. Discipline de fer et des élèves qui ont encore un peu peur des profs… Ensuite, Collège de Montréal, premier de classe oblige ou plutôt permet. Encore une fois, discipline de fer, mais encadrement sulpicien surtout. J’étais pauvre, mes confrères étaient riches pour la plupart… Rejet de classe sociale…

Pauvre, j’ai manqué de beaucoup de choses, mais jamais d’amour. C’est peut-être ce qui m’a permis de grandir droit.

J’ai rapidement développé les aptitudes qui m’ont ensuite servi toute ma vie: le charisme, le charme et l’art du levier ou de la négociation. J’ai aidé des élèves à tricher, j’ai fait des devoirs pour eux, j’organisais les deals dans la cours… Bref, je me rendais utile. J’ai toujours été un connecteur… Si quelque chose se tramait, je le savais. On venait me voir pour des informations. J’avais surtout accès aux adultes de par ma nature et mon rang de premier de classe. Ça aussi, ça se monnaye!

Je n’ai jamais été cool. Jamais été dans le coup. Mais je rejetais les groupes, alors je n’en souffrais pas tellement. Quelqu’un a dit de moi à la fin du secondaire: “C’est un nerd sans la nerdise; il n’est dans aucun groupe, mais il sait parler à tout le monde.” Il avait raison. Comme quoi dans le leader d’aujourd’hui, il y a un gamin qui a peur de se faire péter la gueule.

Mais des rejets, il y en avait d’autres. Et même si j’ai parfois reçu quelques baffes pour m’être interposé, il y en a pour qui le secondaire a été un enfer. Et, il y a bien des occasions où j’ai fermé ma gueule aussi. C’était au profs d’intervenir et ils le faisaient, la plupart du temps, les plus passionnés en tout cas. La passion… c’est bien ce qui manque aujourd’hui dans les écoles…

À David, parce que c’est de lui qu’on parle aujourd’hui dans les journaux, je dis: “Appelle-moi qu’on aille prendre un Pepsi mon grand. Je ne te ferai pas de promesses. Life sucks. Mais elle vaut la peine d’être vécu la vie.”

À mes rejets à moi, ceux que je n’ai pas pu défendre dans mon temps, je vais enfin faire amende honorable, pour mémoire.

Nathalie Henley
Gilles V.
Daniel D.
Étienne Kovacs
Pierre Viger

J’espère que vous êtes heureux. Je le suis. Mon offre pour le Pepsi tient aussi pour vous.

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Le lent passage des étoiles

Nous pensons avoir le contrôle sur le jour et la nuit. Nos agendas rythment nos actions et nos montres et horloges sont des repères qui nous rassurent dans notre sentiment de dominer le temps. Nous avons découpé ce temps en moments faciles à appréhender: matin, jour, soir, nuit. Quatre temps, comme dans une symphonie bien orchestrée.

Nous devenons irrités quand le train siffle 3 minutes trop tard. En même temps, nous appellerons l’ami en besoin seulement demain. Nous procrastinons pour des choses qui ne prennent que quelques minutes à faire et entamons des projets futiles qui ne se termineront jamais. Nous pensons avoir accompli des choses qui ne font que commencer…

Nous avons le sentiment profond – erroné aussi – d’être l’aboutissement de tellement de choses, alors que nous sommes à l’instant initiateur de tellement plus.

Habitués que nous sommes à regarder le monde en photographies statiques, nous avons oublié que la véritable beauté du ciel est dans le mouvement: les caresses étirées des nuages, les arcs lumineux du soleil, le lent passage des étoiles, causé par la course folle de notre propre planète.

Je ne dis pas tout cela pour donner des leçons. J’en suis. Mais je crois aussi qu’il n’y a rien de plus salvateur pour l’homme que de se rappeler sa petitesse. L’homme est si grand quand il se mesure à sa juste valeur dans le monde.

Mon inspiration de ce matin aura été un très beau court métrage, composé uniquement de photographies rapprochées du ciel. Tout cela donne une impression de mouvement impossible à percevoir autrement pour l’oeil humain. Tout cela est très beau.

The Sky in Motion

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Quebecor: la suite…

Quelques sujets en vrac, glanés au fil des commentaires de mon précédent article

Merci d’ailleurs à tous les commentateurs; c’était mon but de lancer la conversation.

1- Du rapport de force: ce qui se passe actuellement, c’est un bras de fer. C’est de la négociation. La négociation est un langage parfois sans orthographe. Je n’ai jamais approuvé le lock-out de QBR, je pose simplement la question qu’il y a peut-être un fond de vérité à vouloir changer le cours des choses actuelles. Qu’on ne me parle pas d’acquis. Certes, les travailleurs ont la douce et berçante idée qu’ils ont acquis des choses au cours des années. Well… Life sucks. Les temps changent. Si demain nous tombions en guerre mondiale, doublée d’une famine par manque de ressource, il faudrait bien qu’on change nos façons de faire, non? Alors voilà, dans son droit de gestion, PKP a peut-être raison de vouloir changer le cadre salarial de ses travailleurs. Je ne juge pas de ces méthodes… mais je ne juge pas de ses moyens non plus…

2- De la propriété fondamentale de l’entreprise: les business appartiennent en droit et en équité aux patrons et/ou aux actionnaires. Les employés sont des travailleurs rémunérés pour un effort. C’est plate, mais c’est de même. Bon, cela dit, je suis un fervent partisan d’un partenariat sain employeurs-employés. Je crois qu’il n’est pas possible de faire croître une business sans cela. Encore une fois, je ne juge pas les méthodes de PKP, ma question demeure de la nécessité probable de donner un grand coup pour procéder à un virage.

3- De la fin des médias traditionnels: il est vrai que l’émergence du numérique n’entraîne pas nécessairement la disparition des médias traditionnels. Mais le phénomène de cause à effet en marche actuellement fera que le modèle de revenus, essentiellement publicitaire, opérera une translation vers le numérique et c’est là que les trads seront dans le pétrin. Les entreprises qui sauront s’adapter auront de meilleures chances de survie. Sélection naturelle.

4- Du cheap labor numérique: là je dis non. Cependant, un bémol. Comme beaucoup de travailleurs du numériques sont plus jeunes, il n’ont pas eu la chance d’avoir connu plusieurs “négociations syndicales” en leur faveur. Ils partent plus bas dans l’échelle… Cela dit, je crois qu’on peut faire aujourd’hui beaucoup plus avec beaucoup moins. Ergo, on devrait niveler les salaires par le haut, mais couper le bois mort ou mourrant. Syndicalement, c’est inacceptable, je sais bien… Mais c’est Spock qui a raison: “le bien du plus grand nombre l’emporte sur le bien d’un seul…”

5- De Quebecor en particulier, mais des médias en général: certes, nous parlons de Quebecor, une entreprise que le Tribunal du travail a déjà condamné, une entreprise qui a la réputation de casser des gueules. Mais ma question est plus fondamentale, à savoir, comment les entreprises de médias pourront s’adapter pour survivre? Et c’est pour cela que je me demande si Quebecor n’a pas, peut-être, un peu raison… J’arrive de chez Transcontinental et c’est pas mieux. La vision en moins cependant!

PS. J’aime beaucoup Rue Frontenac. Je crois que cela montre toute la souplesse, l’agilité et le potentiel des médias numériques. J’en parlerai dans mon prochain article.

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Et si Quebecor avait raison?

Je sais, je marche sur des oeufs. Oui, j’ai des chums au Journal de Montréal. Des syndiqués et des cadres. Je sais, je ne serai pas populaire…

Mais nous, qui prônons l’émergence du numérique et qui annonçons la fin des médias traditionnels, ne devrions-nous pas comprendre le geste d’une corporation d’essayer d’assainir ses opérations? Les mêmes opérations que nous jugeons trop lourdes et dépassées pour survivre dans le paradigme du Net.

Je pose la question pour que nous nous sortions la tête du sable. L’industrie des médias est en crise. Il va bien falloir que quelqu’un fasse quelque chose, non? Sauvage la méthode PKP? Avez-vous déjà vu un chirurgien tenter d’enlever une tumeur cancéreuse sans un minimum de boucherie? Nous ne sommes plus à l’étape des aspirines, hélas!

D’aucun me diront qu’on pourrait transformer le Journal de Montréal et le faire passer au numérique. Soit! Mais pas avec n’importe qui. Il faut d’autres types de talents pour ça et le syndicat sera dans les jambes de par son essence même.

C’est plate, mais les business appartiennent aux boss… La survie de la business prime à tous égards dans leur esprit. Cela dit, je crois qu’il faut un véritable partenariat Employeur-Syndicat pour que ça marche… À ce compte, on peut douter de la bonne foi… des deux parties, historiquement.

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Isabelle Boulay dans les yeux d’Elizabeth…

Il y a quelques jours, j’ai fait un très gros cadeau à mon ainée, Elizabeth, presque 8 ans… Je l’ai amené voir son idole, Isabelle Boulay, en spectacle.

Petite soirée juste nous deux: souper à l’Indien, long trajet en auto jusqu’à Terrebonne, pit-stop au Tim Horton pour un peu de sucre, histoire de rester bien éveillés et le spectacle, tout près de la scène.

La magie. Le bonheur dans le regard qui découvre tant de choses. La fierté de pouvoir dire, je suis grande, je suis dans un spectacle d’adultes! La fierté de Papa aussi…

Toutes les femmes autour de nous étaient soudainement des petites filles un peu jalouses.

Je crois que je n’oublierai jamais ce moment. Et ces paroles de femme chantées aussi juste que possible par mon enfant qui, l’espace d’un instant n’en était plus tout à fait une.

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Chronique cubaine – partie 6 et finale

Toute bonne chose ayant une fin, nous nous sommes levés – péniblement – aux aurores pour terminer les derniers préparatifs de départ et filer déjeuner au buffet une dernière fois. Votre humble serviteur ayant encore les relents de cigares et autres excès oraux de travers, il opta pour un simple jus d’orange et quelques bouchées de pain. La veille semblait bien actuelle…

Petite commotion inutile: lors du check out, on nous annonce qu’il manque une serviette de bain dans notre chambre. Je parle d’une serviette blanche, très ordinaire, qui malgré tous ses efforts immaculés n’arrivait pas à me ceinturer la pudeur. Le genre en solde à 2,99$ chez Walmart en fin de saison, fin de ligne, fin des haricots. La femme de qui je suis le second fulmine; ça sent l’arnaque, ça sent le “on veut se faire quelques pesos de plus avant votre départ, suckers!” Le réflexe d’Amoureuse est le bon: elle s’en va fumer une cigarette et me laisse traiter l’affaire.

Habituellement, je m’en serais foutu. J’aurais protesté pour la forme, puis, voyant la futilité de l’acte et le ridicule de la somme, j’aurais lancé quelques pesos de manière condescendante sur le comptoir de granit. Que nenni! Le mal de tête s’est transfiguré en “je m’en vais te la faire ravaler ta serviette, poufiasse!” et la suite sera censurée. Mais non… Ma bonne vieille méthode de la gentillesse, la politesse et surtout le leadership dans la parole ont vite mis la gérante de mon bord qui d’un clin d’oeil troublant me fit comprendre qu’elle avait lu dans le jeu tartuffé de son employée et elle me souhaita un excellent voyage en me faisant promettre de revenir bientôt. Je n’avais pas pris la serviette.

Nous savions que nous n’allions pas revoir Jean et Sylvain ni Natacha et Jean-Marc de si bonne heure. Nous avions des doutes sur Dinde et Grenade cependant. Leur prestation acrobatique de la veille avait toutes les apparences des va-tout de la fin. Comme j’aimerais avoir plus souvent tort…

Petit groupe de personnes qui quittent ce matin dans le lobby. Dinde et Grenade font des adieux bruyants à qui mieux mieux. Un seul autobus arrive, assez grand pour prendre tout le monde, y compris la volaille et le surplus d’armée. La poisse: elles s’assoient juste derrière nous avec Fabio qui n’a pas encore compris que c’était la veille qu’il fallait faire son move… À moins qu’il envisage sournoisement une adhésion possible au Mile High Club… Il a oublié de calculer que Dinde et lui dans une toilette d’avion, ça relève certainement d’au moins 3 records Guiness différents que je vous laisse deviner.

À mi chemin d’un trajet de 90 minutes, Grenade se transforme en tank et exulte des sons de ronronnements mécaniques qui compétitionnent avec le moteur de notre autobus. Par deux fois, je me suis passé la main derrière la tête pour m’assurer de ne pas emporter de liquide à bord de l’avion.

Tout se passe bien à l’aéroport. Nous payons la taxe des touristes et filons au Duty Free constater que notre gageure de prendre les cigares là était la bonne. Un huitième du prix de l’hôtel. Kaching! Et hop les Roméo & Juliette no 2!

Je vous ai peut-être dit que la taille des jambes d’Amoureuse et les miennes prescrivent d’office la classe Club. Oh ces jambes infinies qui… bon je m’égare. Nous avions réservé notre voyage en classe Club pour l’aller, mais on nous avait dit que c’était impossible de revenir de la sorte parce qu’un autre couple avait déjà réservé les deux seuls sièges restants, probablement un couple qui est dans un forfait deux semaines et qui revient en même temps que nous. Well, karma sucks! Je vous le donne en mille: Dinde et Grenade sont à notre place en classe Club. Ha! les autres noms agricoles qui me viennent en tête…

Fidèle à mon habitude, je dors déjà au décollage. Je me réveille au dessus de ce qui semble être une belle plage blanche bordée de… sapins! C’est de la neige ! Amoureuse pleure déjà d’angoisse post-vacances, je pense à mon entrée à pelleter, l’agent de bord, visiblement jaloux et de mauvaise foi nous dit qu’il a neigé toute la semaine et que c’est l’horreur en ville. Il disait vrai.

Trois heures plus tard, nous sommes à la maison. Les plantes se sont ennuyées, mais tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Facebook nous connecte avec Jean et Sylvain. Natacha et Jean-Marc s’y joignent plus tard. Nous avons gagné des amis et plein de belles histoires à raconter… comme je viens de le faire pour vous. Et pour ceux qui le réclament, non, nous n’avons pas de photo de Dinde et Grenade. :)

Nos photos sont ici.

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Chronique cubaine – partie 5

La suite de nos vacances est passée comme un éclair. Il ne restaient que 2 jours et en fait, une seule soirée. Les trois couples que nous sommes soudainement devenus se donnent rendez-vous au restaurant-buffet pour une dernière soirée amicale. Les femmes sont radieuses et l’alcool meilleur quand il est gratuit. Quelques cocktails d’entrée en matière et on se dirige vers notre table.

Cuba n’est pas une destination culinaire à proprement parler… On m’avait d’ailleurs prévenu… C’est correct, sans plus. L’amabilité des gens compense largement. Au menu du soir, langoustes, crevettes géantes et viandes grillées. J’abandonne les crustacées aux lèvres gourmandes de mes convives et me dirige vers le comptoir des viandes. Le boeuf a l’air juteux, les blancs de poulet jouent de contraste avec le noir du grill et le porc, well, a l’air cochon! Mais diantre! l’apprenti cuistot en place a l’air vascillant derrière sa plaque brûlante. Je m’essaie à demander quelques morceaux de citron vert et de l’origan pour assaisonner mes viandes. Nada! Bon… c’est poche… Devil’s in the details… mais chef cguy en a vu d’autre… Je remarque la pièce montée de fruits et légumes sur l’autre table… tiens! des citrons, tiens! de la menthe verte… quelques olives et hop! Je m’exécute à me faire une rapide tapenade menthe et olives vertes, avec beaucoup de jus de citron… le gars est scié… je vois qu’il hésite… il bégaie… je m’impose… je lui propose de passer de l’autre côté et de faire mes propres grillades… Le jeune sait au moins reconnaître l’autorité culinaire quand elle lui apparait… Me voilà chef de cuisine pour quelques minutes! Mes grillades sont parfaites, ma leçon gratuite… je vole. Ma blonde roule les yeux… mais déguste volontier le tier de mon assiette. Qu’à cela ne tienne, j’irai faire une autre leçon…

La soirée avance au même rythme que notre taux d’alcoolémie. Nous migrons prudemment (je parle de notre démarche) vers le hall central. Bam! Une grenade! Boum! Une dinde de Noël! Mais vraiment: bonnet rouge, robe trop serrée en tissu de nappe de table, la poitrine fuyant d’amplitude contrainte et rougie comme au four, les cuisses relevées et bien entendu, pleine de farce domestique. Le spectacle est complet.

L’alcool, le cigare ou l’esprit de Noël me trouble… je prends soudainement pitié de Grenade. J’avoue à mes amis que je crois qu’elle n’est pas si moche que ça, qu’elle pourrait même être jolie, qu’elle choisit seulement mal ses amies… L’égarement dure 3 minutes… Nous nous rendons vers la discothèque en gageant entre nous que ce doit être le repère des nunuches. Bingo!

Ho la la! Dancing queens… Topo graphique: grande pièce pouvant accueillir 3-4 autobus de touristes bien paquetés (on parle des touristes ici). Nous sommes une dizaine… Ça sent la mort au son de Saturday Night Fever. Dinde glousse et s’agite sur la piste de danse… entourée (difficilement) par Grenade et Beau-gosse-gros-bras-pas-d’ami que j’appelle affectueusement Fabio. Gros accent du Lac… le gars a manqué souvent l’école et l’école ne lui a pas manqué tant que ça… Look G-O qui peut se taper n’importe qu’elle fille qui en a envie… il a choisi les deux pires. Abyssus abyssum invoquat!

Moi je danse d’un pas engourdi avec mes deux nouveaux amis, Jean et Sylvain. Dancing Queens, bis! Mais on s’assume… Natacha et Jean-Marc dansent un peu aussi, mais préfèrent pousuivre la course à l’ivresse. Ils quittent plus tôt, on se promet de s’écrire.

Le souffle nous manque autant que l’espace à la taille… Nous décidons de porter la fête dans notre chambre, nous qui avons reçu les grâces privilégiées de notre concierge qui nous fournit allègrement en bouteilles de vins dérobées à la cuisine… La mafia cguy même à Cuba!

Nous sommes sérieusement intoxiqués. Sylvain et moi avons chaud comme des mineurs au centre de la Terre. La champagnette passe mal et le cigare nous achève… Il faut sortir! Nous visons secrètement le bain tourbillon de la piscine qui se trouve à quelques dizaines de mètres d’où nous sommes. Notre bain de minuit illicite est une joie antisudorifique et pelvienne… notre relâchement est total. La lune éclaire notre enivrement et notre volupté pendant que la femme de mes rêves placotte avec Jean qui, je le devine, est bien jaloux de notre confort aquatique. La suite est trouble…

Par chance, bibi obsessif-compulsif avait eu la présence d’esprit de faire sa valise avant le souper… le réveil sera brutal dans un temps qui se compte autant en minutes qu’en heures, c’est la fin de nos vacances, mais la dernière journée nous réserve encore quelques surprises…

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Chronique cubaine – suite annoncée…

Chers amis lecteurs,

Merci pour les bons commentaires. La suite et fin des chroniques cubaines sera publiée sous peu. Retour de vacances chargé pour votre humble serviteur… Dinde au menu et oui, dinde au menu bientôt encore!

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Chronique cubaine – partie 4

Je vous ai déjà parlé du couple distingué au restaurant asiatique. La femme, belle comme une carte de mode, l’homme viril et à l’allure militaire. Je soupçonnais qu’ils étaient Québécois, mais que, comme nous, ils utilisaient l’anglais comme subterfuge pour ne pas s’associer aux Elvis Gratton, masculins et féminins, de cette aventure cubaine. Mon flair ne m’a pas trompé! Ha! Ha! que je me suis dis intérieurement quand au hasard d’un détour vers le bar de la piscine, je les ai entendu converser dans la langue de Tremblay à la qui mieux mieux avec deux autres hommes. Gotcha! Je retourne raconter mon ragot à Annie, plus excité par ma découverte linguistique que par les seins de la blonde Allemande qui avaient initialement instiguer mon déplacement subtil vers le bar.

Les deux hommes en question ne font pas que parler la langue de Tremblay et démontrent aussi les inclinaisons de l’intimité masculine. Clairement un couple établi et très à l’aise en société. Le hasard aura voulu que le lendemain, nos chaises de plages fussent juxtaposées. Hochements de tête polis en guise de salutation, c’est finalement grâce à un iguane d’une taille à faire reculer un chat que nous avons lancé les premiers mots de ce qui devait devenir une belle camaraderie. Appelons-les Jean et Sylvain, parce que ce sont leurs prénoms…

Spontanément, la discussion vire sur les deux nunuches. Jean et Sylvain adoptent naturellement l’appélation Dinde et Grenade. L’après-midi passe avec les drinks, on parle aussi cuisine et un projet de création de recette de dinde, sauce grenadine s’élance d’un élan alcoolique grandissant.

L’autre couple nous rejoint en fin d’après-midi et les présentations se font naturellement. Ayant déjà usé le sujet de Dinde et Grenade, nos deux comparses leur annoncent que nous partageons déjà tous quelque chose… Il semble que Dinde et Grenade faisaient l’unanimité!

Natacha et Jean-Marc, parce que ce sont également leurs prénoms, sont immédiatement complices…

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Chronique cubaine – partie 3

Nos journées cubaines ont toutes été sur le même modèle, à quelques exceptions près: levée tardive vers les 9H, déjeuner-buffet vers les 10h, retour à la chambre pour relaxer et se préparer pour la journée, départ pour la plage vers les 11H, premier drink à 11H10, déplacement vers la piscine vers les 12H30, dîner buffet, retour à la piscine, deuxième drink vers les 14H, observation de la faune humaine, lecture, commentaires sur le spectacle déambulatoire, drink, lecture, drink, sieste solaire, drink, pause pipi, deux drinks pour reprendre le dessus, engourdissement, drink, commentaires plus audibles, drink, arrêt du décompte des drinks, retour lent vers la chambre, sieste – censuré – sieste, ponponnage de soirée, chasse-moustique, départ pour le souper vers les 20H, vin, cigares au choix et pour conclure, notre petit jeu improvisé: que font Dinde et Grenade ce soir?  

Malgré l’odeur persistente de notre chasse-moustique, je pouvais sentir les phéromones s’échapper de leur corps comme le parfum d’un putois. Les serveurs, les barmen, les chasseurs, tous y étaient sensibles; certains, on le devine, y ont succombé. Du véritable théâtre de Marivaux! Les chassés-croisés se succèdent, les lazzis sont énormes, les moues surréalistes. Grenade, pour sa part, fait une sorte de grimace défigurante qui consiste à tenter de faire rentrer tout son visage dans sa tête, comme si elle voulait imiter la tortue qui s’esquive dans sa carapace. Aurait-elle senti le danger de sa liaison? Cette émule de Madame de Merteuil n’a cependant dupé personne. Dommage, elle était plus jolie que Dinde, sa comparse du type femelle alpha, s’effaçant bien inutilement devant si peu de grâce.

Mais tout ça n’est qu’un jeux, pour elles comme actrices, pour nous comme spectateurs indolents. Une fois la représentation terminée, nous rentions à notre chambre, boire une bouteille de rouge, fumer un Roméo & Juliette #3 et se faire notre propre cinéma.

Pour nous déculpabiliser, nous avons nouer des liens d’amitié avec deux couples qui semblaient partager notre désaroi et – il faut bien le dire – notre petite cruauté inoffensive. La suite sera pour eux…

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Chronique cubaine – partie 2

La première journée dans un resort est toujours comme une première date. On a envie de toucher à tout, mais on se retient. On sent aussi que les autres savent que vous venez d’arriver… vous ne faites pas encore vraiment partie de la gang. La blancheur de notre peau est le premier indice de notre noviciat. Nos réflexes ne sont pas là. On est prudent et ça parait.

Nous rencontrons notre concierge attitrée pour notre bungalow, Yipsy, qui en plus de porter un nom de hobbit, en a aussi la taille. Toute menue, à peine 5 pieds, le regard fougueux. Elle parle au moins trois langues dont l’anglais et le français. Détail linguistique amusant, malgré ses racines espagnoles, elle parle le français avec un accent anglais! Ce sera, après le pilote d’avion, la personne la plus importante de notre voyage.

Contrairement à la République dominicaine (notre voyage de l’an dernier), on ne se sent pas bousculé pour acheter quoique ce soit. Les Cubains sont gentils, relaxes, avenants. La plupart des boutiques sont étatiques et donc proscrivent la négociation de souks. Mais même en pays communiste, je me rappelle Orwell et je me dis que si tous les animaux sont égaux, certains sont plus égaux que d’autres… La suite me donnera raison.

Notre premier souper sera annonciateur de bien des aventures. Nous avons une réservation pour le restaurant asiatique. Première page: sushi… next! Deuxième page: viandes et poissons… ok, safe. Qu’on ne se méprenne pas, j’adore les sushis, mais s’il y avait un restaurant québécois à Cuba et qu’on me proposait de la poutine, je passerais aussi mon tour. Il y a des choses en cuisine qui demandent plus de connaissances culturelles que d’autres!

Il y a deux places libres autour de la plaque de cuisson. Le chef a des airs jamaïcains avec ses yeux rougis et son dilettantisme séduisant. Il peut me faire la cuisine, mais je ne le laisserais pas me reconduire en voiture. Brochette de lotte (monkfish) et sa sauce à la noix de coco, riz frit croustillant et, en ouverture à tout ça, petite soupe aromatique. Tout ça était délicieux.

Moins délicieux était l’absence de raffinement de nos deux voisines de gauche que nous appelerons pour le reste de la semaine Dinde et Grenade. Deux québécoises tirées des oeuvres de Pierre Falardeau. Dinde m’a inspiré son sobriquet par son physique et surtout sa démarche en va-et-vient du haut de son corps qui rappelle le volatile au moment de glousser bruyamment. Chose qu’elle fait d’ailleurs en abondance. Grenade, pour sa part, m’est venu d’une expression peu valorisante qui concerne la fille moche qui accompagne ses amies plus jolies dans une boîte de nuit. Quand un groupe de jeunes hommes désire s’approcher du groupe de jeunes filles, les garçons choisissent d’abord celui qui devra “sauter sur la grenade” et se sacrifier pour le bien des autres. Grenade est la grenade de Dinde…

À notre droite se trouve un couple d’une beauté et d’un raffinement qui nous séduit davantage. Réservés, polis, l’homme parle un anglais impeccable, sa femme converse avec lui, mais un petit accent à peine décelable me fait croire que l’anglais n’est pas sa langue maternelle. Après m’avoir entendu dire au chef que j’étais allergique aux crustacées et afin de me protéger d’un éventuel choc anaphylactique, elle me dit d’une voix douce qu’il y a des crevettes dans le riz. Je la remercie avec un sourire. Je dis ensuite à Annie que je crois qu’ils font comme nous: ils parlent anglais pour ne pas s’associer aux deux cruches. Encore une fois, la suite me donnera raison.

La nuit venue, le vin est bon et abondant, les cigares sont chez eux… Nous aussi, l’espace d’une étreinte.

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Chronique cubaine – partie 1

C’est une tradition en devenir… Notre petit voyage au soleil en décembre. Juste comme la neige commence à neiger. Juste comme le froid se fait des forces pour les mois à venir, nous, nous volons nous faire des forces solaires pour les mois à venir. Cette année: Cuba!

Comme je suis assez poupoune de luxe en voyage, Annie me prévient que Cuba, c’est pas les mêmes standards de luxe que cguy. Nous optons pour un 5 étoiles tout inclus, adulte seulement et loin des grands centres. Tsé, la paix? Je me dis que 5 étoiles cubaines doivent bien valoir 3 étoiles dominicaines… Presque.

L’année dernière, nous avions pris la décision, après une expérience merveilleuse, de voyager désormais en classe club, c’est à dire une forme édulcorée de la défunte première classe, mais ce n’est pas Air France, c’est Transat et le champagne… well… n’est pas du champagne. Tout ça pour dire que les dimensions exagérées de mon corps apprécient davantage le “davantage d’espace postérieur”. Mauvaise nouvelle cependant, la classe club n’est disponible que pour l’aller en raison d’un couple qui voyage pour deux semaines et qui revient sur le même vol que nous.

Aéroport classique du Sud. Débarquement directement sur la piste, la coup de chaleur instantané à l’ouverture des portes de l’avion. “Chéri, nous sommes à la maison!” me lance mon amoureuse qui, je le sens, l’est déjà un peu plus depuis quelques secondes. Les Cubains, du moins ceux qui oeuvrent dans le domaine du trafic de touristes, sont très accueillants et courtois. Contrairement aux douaniers étasuniens, les sourires sont gratuits et fréquents… je me demande même si la douanière cubaine ne m’a pas un peu fait de l’oeil… mais bon, la champagnette de Transat fait peut-être encore effet.

L’organisation du transport n’est pas trop chaotique. Nous pouvons même nous prendre quelques bières fraiches pour la route… Route qui prendra une heure et demie à parcourir pour atteindre notre destination isolée de Cayo Ensenachos.

Route qui montre aussi le décalage entre le tourisme et la vraie vie. C’est comme un petit rappel cruel du paradoxe de notre existence. La pauvreté des habitations est désolante. On sent que les moyens sont maigres, les droits inégaux et les rêves plus réalistes. Le purgatoire précède en effet le paradis.

Comme l’esprit préfère le confort artificiel à la réalité, les façades immaculées du Royal Hideaway Ensenachos nous accueillent au bout d’une route maritime qui nous met à distance confortable de la misère que nous venons de traverser, l’espace d’un moment climatisé.

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HUMOUR: La crise politique canadienne vue par les étasuniens

Petit clip très drôle sur la crise politique canadienne:

The Daily Show with Jon Stewart

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L’art du démarrage d’entreprise techno

Permettez-moi ce rappel en cette fin d’année qui annonce une année disons plus difficile sur le plan du financement. Je recycle donc trois articles précédents afin de les remettre à l’ordre du jour.

D’abord savoir présenter son idée clairement et simplement: l’art du sommaire exécutif où j’explique les fondements d’un bon plan d’affaires. Ça ne vous servira pas seulement à présenter votre idée aux autres, c’est un exercice qui vous en apprendra aussi sur vous-même!

Ensuite, comment attirer l’attention des financiers qui vous permettront de faire naître ce projet qui vous est si cher. Cher… un mot dont vous comprendrez aussi l’autre signification!

Enfin, de combien d’argent avez-vous réellement besoin ou l’art de faire beaucoup avec peu.

Avec ceci en tête, vous avez au moins les bonnes questions… il vous reste à trouver les réponses… c’est souvent la partie la plus facile… sans blague!

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And we’re back…

Voilà! J’ai réussi à transférer mon blog et à récupérer tous mes articles ainsi que tous les commentaires, mais surtout, conserver les fils RSS instacts!

J’en profite pour faire quelques ajustements de style… Excusez les travaux!

Merci de votre patience… :)

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Chronique gaspésienne – jour 9 & 10

Bonne nuit, sans problème. Matin facile et on décampe vers 10H30… Papa est content. On dîne à Trois-Pistoles à la cantine d’Amours qui sert un cipaille to die for!

C’est ensuite le choc du camping des oies-machins-choses à Montmagny. Le bordel. Il y a du monde qui campe entre les tentes des autres… c’est plein comme la vessie d’un ivrogne qui ne veut pas lâcher sa machine à sous.

Nous sommes placés juste devant les douches / toilettes et la circulation est intense. Mais je fais rapidement mon territoire avec un positionnement tactique de nos véhicules, des chaises de jardins et, pourquoi pas, des cordes de tension et piquets de tente. Le soir venu, j’ai même placé une corde à hauteur de chevilles pour punir les contrevenants… Les premiers cadavres de victimes ont ralenti les ardeurs des autres… Benoit XVI a dû se sentir interpelé par les doléances entendues en réaction.

Gros souper gastronomique malgré notre installation de fortune: pavé de saumon miel et moutarde et sa mini-brochette de porc à l’origan. Patates rôties au fond de canard et pois mange-tout al dente. Le vin ne s’est pas laissé compter… Les beaux-parents qui nous attendaient ont été soufflés, eux qui s’étaient laissé tenter par l’épluchette de maïs locale… Major upgrade!

Belle soirée étoilée, la fin s’annonce relaxe…

Et merde! De 3H à 7H: orage et pluie diluvienne… On va devoir décamper sous la pluie… je hurle intérieurement en révisant ma position sur l’existence de Dieu… c’est sûr que je me suis trompé et qu’il fait ça pour me faire chier.

Mais non, c’est dimanche et les miracles ont cette tendance d’arriver quand l’espoir n’y est plus… le soleil se pointe vers 8H, à temps pour sécher les tentes et autres appareils de plaisance… on peut décamper à sec et rouler en rêvassant que ce fut de merveilleuses vacances…

Nous sommes arrivés à la maison tôt et avons pu aller récupérer notre chien… il a fait semblant de s’ennuyer, mais je sais que c’est l’os que je tenais qui l’attirait…

La piscine… verte de colère de notre absence nécessite un traitement choc… J’écoute météomédia masochistement… Bien sûr, la semaine s’annonce radieuse… Heureusement, j’adore ma job!

Nos photos sont ici:
Portraits
Paysages

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Chronique gaspésienne – jour 8

Matin brûmeux, mais le soleil se montre vers 10h… Nous jouissons déjà du congé de route. La fin des vacances s’annonce collante!

Le camping Annie est très différent de ce qu’on a vu jusqu’à maintenant en ce qui a trait à la faune humanoïde présente. Le niveau de bruit est assez élevé et est inversément proportionnel au QI moyen… Étant de nature silencieuse en camping, j’ai faussé un peu les statistiques…

Lessive obligée… Ce qui me rapelle une bonne blague militaire: après des semaines de campagne dans la brousse, un capitaine annonce à ses hommes que ce soir, on change de bobettes. Les hommes sont en liesse. Il leur dit ensuite: toi avec toi, toi avec toi, toi avec toi…

Comme le soleil est au rendez-vous, on attaque les Jardins de Métis avec la ferveur d’une cougar en rut. Note corrective au passage: on dit jardins de Métis comme dans le toponyme Métis-sur-Mer et non jardin des Métis qui peut faire croire qu’on visiterait une sorte de musée de la vie des métis. Il s’agit en fait d’un merveilleux jardin botanique composé à l’origine par Elsie Reford, femme de qualité qui a goûté les richesses de la jeunesse à la fin du XIXe siècle et qui s’est endormie bien tard, alors que ses descendantes brûlaient leurs soutien-gorges. Son époux, photographe amateur, a su composer un témoignage en images qui nous est heureusement resté.

Comme prévu, orgie de photos en macro que je publierai dès mon retour.

Soirée paisible. Repos reposant…

Citation du jour:
Annabelle (4 ans) en parlant d’une mousse végétale aux jardins; “C’est doux, c’est comme si Daniel (notre chien) était vert”

Réflexion du jour
Amon Rê était de notre bord… On va prier Hermès pour la route du retour… Je suis une pute à divinités, je sais…

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