2008/05/13

Ma conjointe est adjointe administrative. Dix ans d’expérience dans des postes de haut niveau, elle a l’air et la chanson. Actuellement, elle se cherche un emploi et fait affaire avec quelques agences professionnelles en placement de personnel. Elle reçoit à l’occasion des appels très confus de gens qui ne semblent pas savoir de quoi ils parlent, ce qui, il va sans dire l’irrite et, du même souffle m’inspire ce billet…

Elle remarque que les gens ne préparent pas leur appel et ne sont donc pas capables de répondre à des questions de base comme par exemple: de quelle compagnie s’agit-il (!) ou encore où est-ce que c’est situé? Aussi, afin d’évaluer un candidat en anglais, il est préférable de ne pas le faire faire par une personne qui parle elle-même très mal cette langue.

Voici donc quelques trucs simples pour faire un bon appel téléphonique.

Pour faire bonne impression au téléphone il faut d’abord savoir que le seul outil à votre disposition est votre discours qui est composé de:

  • votre voix
  • votre prononciation
  • vos intonations
  • votre rythme
  • votre vocabulaire
  • la structure syntaxique
  • l’expression de vos idées

Il faut aussi avoir certaines qualités propres au média que vous utilisez: le téléphone.

  • écoute
  • empathie
  • clarté
  • leadership (c’est vous qui faites l’appel!)

Mais comme dans toute chose, il vous faut un plan. Préparer un appel est quelque chose d’essentiel si on veut réussir à faire passer son message, à obtenir l’information que l’on veut et conclure positivement. Et ça ne prend pas une heure, quelques minutes suffisent en général.

Exemple tiré du cas vécu de ma conjointe. Une headhunter l’appelle pour un poste en particulier. Voici ce que je ferais:

  • relecture de l’offre d’emploi
  • relecture du cv de la candidate
  • relecture des notes de pré-entrevue (s’il y a lieu)
  • révision des points à discuter

Le fin mot de l’histoire: connaître son sujet!

Il faut aussi être prêt à l’éventualité de devoir laisser un message. Trop de messages sont confus et improvisés et ne sont tout simplement pas professionnels.

Sur le plan de la structure de l’appel, je propose un plan simple:

  • salutation d’usage (Bonjour, est-ce que je pourrais parler à Madame X?)
  • présentation (Bonjour Madame X, je suis Nathalie N. de l’agence H…)
  • énonciation du but de l’appel (je vous appelle pour vous présenter une offre d’emploi)
  • validation de la disponibilité de la candidate (Est-ce que vous êtes toujours à la recherche d’un poste?)
  • présentation de l’offre (J’ai devant moi une offre qui pourrait vous intéresser, il s’agit de la compagnie C situé au centre-ville de Montréal…)
  • validation des points de compétences désirés (si cela vous intéresse, j’aimerais d’abord valider certains points avec vous pour faire rapport à mon client)

Quand on est bien préparé, on a l’air intelligent… et on est intelligible!



2008/05/11

Je viens de découvrir un super blog sur l’art de la vente, en français Madame, et très intelligent. Il s’agit du blog Vendre! de Jean-Marc Bellot, un homme de plus de 18 ans d’expérience en vente qui refute la langue de bois des vendeurs et les idées pré-fabriquées.

Après avoir occupé pendant plus de 18 ans des fonctions de vente et de marketing dans l’industrie des hautes technologies (Bull, Ingres, Business Objects), j’ai eu maintes fois l’occasion de constater à mon corps défendant combien les messages préfabriqués dans les services marketing — centrés sur le produit, la “chose” — étaient éloignés des préoccupations clients, centrées elles sur l’usage, c’est-à-dire l’utilisation de la chose.

À lire pour l’excellente réflexion qu’il propose, mais aussi pour des astuces qui ne sont pas seulement sorties du dernier bouquin à la mode…

Jean-Marc Bellot: Vendre !



2008/05/8

Nous disons merci quelques fois par jour, souvent pour des choses aussi anodines que recevoir sa monnaie après un achat ou lorsque quelqu’un nous ouvre la porte, etc. Ces mercis sont des politesses, des petites attentions sociales qui nous distingues à quelques égards des animaux.

La facilité de dire merci au quotidien fait qu’on ne le dit pas toujours quand cela implique un peu plus d’effort, comme appeler quelqu’un expressément pour le lui dire, écrire un mot, parler publiquement…

Hier, j’ai eu l’occasion d’enfin dire merci à une personne qui a été d’une importance capitale dans ma vie. Daniel St-Hilaire est un entraîneur national d’athlétisme. Un homme généreux, passionné et surtout un mentor pour plusieurs jeunes athlètes en développement. Il a été mon coach pendant mes jeunes années a long time ago, in a galaxy far far away

J’aurais pu le retrouver avant, mais je n’ai pas fait cet effort pour toutes sortes de raisons dont principalement la procrastination et la distanciation par le temps et l’espace. Sauf qu’hier, l’occasion m’en a été donné par une invitation au gala FIDA où on retrouve des jeunes athlètes d’élite. Je savais qu’il serait là. J’y suis allé.

Après quelques secondes d’introduction pendant lesquelles il a réussi à remonter le temps pour me reconnaître, nous nous sommes fait une belle accolade virile et je lui ai dit ceci:

Daniel, ça fait longtemps que je veux te voir pour te dire quelque chose: merci. Merci d’avoir transformé ma vie en me donnant la discipline et la force de caractère qui était nécessaire à l’athlète que j’étais et qui servent encore plus à l’homme que je suis devenu. Je pense souvent à toi encore aujourd’hui et je tenais à te le dire. Merci, that’s it, merci beaucoup.

Il m’a regardé avec les yeux paternels d’un homme fier de son coup. Il avait raison. Avec moi en tout cas, je pense qu’il a bien réussi dans son enseignement.

Peut-être que mon geste en inspirera d’autres…



2008/05/7

J’ai assisté ce soir au gala de la FIDA qui aide les athlètes amateurs à conjuguer études et sport d’élite. Merci à VDL2 pour la délicate invitation.

Le conférencier vedette de la soirée était Richard Dick Pound, un homme au parcours fascinant dont j’ai retenu surtout cette phrase:

It’s amazing what you can do when you cannot afford to fail.

Il a aussi parlé d’intégrité. Le sport et la business sont des créatures fort semblables… Ma vie en témoigne.



2008/05/4

Oh la la… Le rêve de plusieurs nerds de mon âge vient de voir le jour: un R2D2 pour la maison… et il projette des films! Magique…

Vidéo commerciale:
R2D2 Projector



2008/05/4

Si vous êtes comme moi, vous avez plusieurs mots de passe. Et à la longue, vous finissez par une composition identique pour la plupart des choses importantes, parce que c’est plus facile à retenir… Si c’est le cas, assurez-vous au moins que la séquence soit optimale. Voici un analyseur de niveau de sécurité de mots de passe. Facile et pratique.

Password Strength Checker



2008/05/4

Pour le geek en vous ou vos enfants… un logiciel gratuit qui simule un labo de physique… A-D-D-I-C-T-I-F.


Le site officiel:
Phun - 2D physics sandbox



2008/05/3

Pour les geeks également cracks d’histoire dans la salle…

Computer History Museum



2008/05/3



2008/05/1

J’adore cet article proposé par mon pote Maxim, développeur (exceptionnel!) de son état. Il s’agit d’une liste d’acronymes pour des techniques de programmation, comme on en voit apparaître à toutes les semaines ou presque.

Un exemple:

Asshole Driven development (ADD) - Any team where the biggest jerk makes all the big decisions is asshole driven development. All wisdom, logic or process goes out the window when Mr. Asshole is in the room, doing whatever idiotic, selfish thing he thinks is best. There may rules and processes, but Mr. A breaks them and people follow anyway.

À lire pour rire… ou pleurer!
scottberkun.com » Asshole driven development



2008/04/29

Nous exigeons de nos employés qu’ils soient bien formés, éduqués, compétents. Nous leur demandons un certain degré de civilité et de qualités sociales. Nous souhaitons qu’ils aiment leur travail afin d’être plus productif.

Mais qu’en est-il de leur santé physique et mentale?

Comment peut-on espérer qu’un être humain soit productif s’il n’est pas en santé, voire s’il n’est pas heureux? Et je ne parle pas d’aimer son boulot, je parle d’être foncièrement heureux dans la vie, dans tous ses aspects.

Il est fort probable qu’une personne qui vit actuellement un drame (divorce, deuil, maladie d’un proche) soit moins concentrée sur son travail, voire fasse des erreurs coûteuses. Imaginez un contrôleur aérien dépressif!

Idem pour la maladie et pour, de façon générale, la condition physique.

J’ai déjà abordé ce sujet délicat avec un collaborateur. Il n’était pas en forme et vivait des choses difficiles en plus sur le plan émotif. J’ai commencé par le plus facile: son excès de poids (je sens tout le monde sursauter devant leur écran). Il avait un bon 10 kilos à perdre et il était souvent essoufflé, suait beaucoup et, au final, moins efficace. Je lui ai dit que je m’inquiétais pour lui, que sa santé me tenait à coeur parce que lui, personnellement, me tenait à coeur. Je lui ai parlé de performance et d’attitude positive, je lui ai rappelé qu’il n’y avait pas si longtemps, il faisait beaucoup de sport et il avait l’air mieux. Il m’a dit qu’effectivement il n’allait pas bien, qu’il voulait se sortir de cette impasse qu’il croyait inévitable. Nous n’en avons jamais reparlé, mais trois mois plus tard, il avait déjà perdu beaucoup de poids, s’était fait une petite amie et était fier de porter ses nouveaux complets à la mode. Il rayonnait. Et je n’y suis pour rien, c’est lui qui a couru les kilomètres!!

Ce qui m’amène à introduire le concept du présentéisme, par opposition à l’absentéisme. Beaucoup de travailleur se pointent tous les matins, mal en point, démotivés ou carrément dépressifs. Comment peuvent-ils être productifs? Comment peut-on exiger d’eux un rendement similaire à une personne en santé et heureuse? Et l’impact négatif de ces employés est pernicieux car beaucoup moins visible qu’une place vide dans un cubicule!

Alors comment faire? C-O-M-M-U-N-I-C-A-T-I-O-N. Si vous parlez à votre monde, vous les connaîtrez. Faites-vous un point d’honneur de connaître l’histoire de vos employés. Vous apprendrez d’abord l’histoire qu’ils voudront bien vous raconter, mais avec le temps, vous connaîtrez la trame de fond aussi. Vous n’êtes pas psychologue, médecin ou thérapeute, mais vous êtes une oreille, une chaleur humaine, une présence, une autorité aussi. Vous pouvez agir par la bande, par la suggestion, en laissant du temps pour la réflexion aussi. Tout se dit, avec différents degrés d’empathie et de respect.

On entend souvent des dirigeants dire que les employés sont leur plus grand actif… il est temps d’agir de la sorte.

Pour lire davantage sur le concept du présentéisme (anglais):
Presenteeism - [Wiki EN]



2008/04/25

Le photographe Chris Jordan propose des montages photographiques saisissant qui mettent en relief des grands nombres, comme le nombre de prisonniers aux États-Unis par exemple.

Cette image est composée de milliers de paquets de cigarettes. Le diaporama vous permet de zoomer pour voir le détail…

Pour lire l’article:
Running the numbers

Voir aussi le diaporama.



2008/04/25

Ce matin, je tombe sur ceci qui me fait beaucoup réfléchir:

Photo d'un cadran solaire affichant des poèmes

Il s’agit d’un - je l’exprime dans mes mots - cadran solaire poétique. Des dizaines de perforations permettent l’affichage de mots selon l’angle de pénétration de la lumière du soleil et ces mots forment des petits poèmes ou des phrases selon le moment du jour et de l’année.

Tout ceci me rappelle une autre initiative dans le même thème, mais avec une application différente, The Long Now Foundation qui propose, entre autres choses, des prototypes d’horloges au temps long, c’est-à-dire à une échelle millénaire.

Prendre le temps. C’est un concept bien abstrait de nos jours et surtout en Occident. Nous pensons que maintenant, le temps présent, ce sont les quelques minutes immédiates, alors qu’à l’échelle universelle, maintenant, ça commence avec les dinosaures…

Je vous laisse avec les mots de Paul Piché qui écrivait ceci pour la naissance de son fils:

Le temps d’aimer
Le temps d’oublier
Le temps d’avoir un garçon

On l’appellera Mathieu
On l’appellera Léo
On pourrait l’appeler Eve
Si il s’avérait elle

Mais le temps d’aimer
Le temps d’oublier
Nous a laissé un garçon

Je la voulais douce et fière
Tu le voulais grand et beau
Je voulais qu’elle aime son frère
Comme j’aimais les berceaux

Ah oui ces berceaux qui balancent
Qui n’peuvent rien contre le temps
Ni contre l’amour en partance
Même s’ils nous prennent pour parents
Parents d’un enfant qui profite
À chaque poussée de balançoire
Doit-il subir ce qu’on mérite
Qu’a-t-il à faire de nos histoires

Le temps d’aimer
Le temps d’oublier
Je vois grandir un garçon

Des souliers avec des ailes
Que j’ai achetés sans savoir
Lui font marcher l’arc-en-ciel
Il m’a demandé d’y croire
Quatre fois l’tour du soleil
Comme la terre a voyagé
Dans l’univers que je lui lègue
Saura-t-il poser ses pieds

Le temps d’aimer
Et je lace un soulier
Je vois courir un garçon

La source de la photo:
Vaux.net



2008/04/11

Je me fais vieux. Vous savez, même si je suis un gars hyper-connecté, qui suit les TI avec passion, il y en a qui me laissent de glace… C’est le cas de Twitter. J’ai bien quelques amis qui m’en parlent, le dernier en liste est Yves. Comme je l’aime bien, je suis retourné voir c’est quoi ce truc que j’avais écarté du revers de la main il y a quelques mois.

Et là je me suis souvenu des grandes années de Netgraphe et de la folie ICQ. Pendant quelques mois, rien de moins, ICQ a monopolisé le temps de dizaines de personnes chez Netgraphe. ICQ était devenu notre intranet, ni plus ni moins. Tout y passait. Exemple de conversation à plusieurs personnes que je transcris de mémoire. Les noms ne sont pas fictifs…

>>Dom_Fugère: yo! ça a l’air qu’il se brasse de quoi à la prod
>>Tobie: cguy, Nic a de quoi a annoncer, c’est big en crisse
>>JfCodere: gang, c’est quoi le fuck à la prod?
>>Dom_Fugère: shit cguy ça se peut pas?!!!
>>Manon: cguy, mon frère faut que je te parle now!
>>Nic: yo cguy, t’as-tu 2 minutes?
>>Schnouts: ha ben calisse, Nic sort avec Manon!
>>Nic: garde ça pour toi pour l’instant, mais il faut que je te dise que moi pis Manon, ben on sort ensemble…
>>cguy: cool!
>>cguy: @Dom: quoi? l’affaire avec Manon?
>>FRaser: cguy, as-tu une photo de Manon?
>>Tobie: cguy ta gueule, m’en viens dans ton bureau!!!!!
Tobie arrivent dans mon bureau avec 3-4 gars de la prod tous excités par la super grande nouvelle… On vient de perdre une grosse demie-heure… Des montage photos des deux tourtereaux sont déjà en cours de production…

Et, bien entendu, nous avions aussi des conversations et des échanges pertinents et utiles pour le travail. Les journalistes de la boîte recevaient plus de 80% de leurs nouvelles via ICQ, mais il y avait une pollution incroyable.

Ce qui m’amène à cette phrase lue sur le site de présentation de Twitter:

Twitter puts you in control and becomes a modern antidote to information overload.

Ce n’est pas un antidote, c’est une injection! Le niveau de bruit dépasse les 99%!

Non, je n’embarque pas. Je ne mets presque plus à jour mon statut dans Facebook. C’est une bébelle les gars… Me semble qu’on a autre chose à faire… Sérieux là.

Et ce qui me fait sourire c’est qu’on entend toujours des gens se plaindre de la perte de la vie privée… Avec ces outils, c’est une perte volontaire.

Sur ce, je vous annonce que je m’en vais à la salle de bain…



2008/04/8

Depuis quelques jours, votre humble serviteur marche avec le support d’une canne, conséquence d’un spasme au dos causé par, il faut bien le dire, quelques années de laisser-aller physique et surtout un mauvais mouvement en portant une charge. Au-delà de la douleur, je réalise combien marcher avec une canne change les perceptions.

D’abord les miennes. Je marche plus lentement, je suis très attentif à tous mes mouvements, il me manque une main et mon cerveau s’adapte somme toute assez rapidement à ma nouvelle situation. C’est bien fait pareil…

Mais je remarque aussi des changements d’attitude chez les autres. Les gens sont souvent plus empathiques, les étrangers me sourient avec un air un peu gêné, on m’ouvre la porte, on me fait passer devant…

J’avais remarqué la même chose sur les terrains de golf. Les joueurs qui arrivent équipés comme des pros et surtout avec l’attitude du professionnel sont souvent perçus comme de bien meilleurs joueurs. À l’inverse, les gars qui arrivent habillés tout croche, avec les bâtons de leur grand-père sont immédiatement classés au rang des piètres amateurs du dimanche. J’ai pourtant été rossé par des types de ce genre… comme quoi les apparences sont bien trompeuses.

Si je vous parle de tout ça, c’est que je réfléchis aux conséquences que cela peut avoir dans une négociation. Au poker, on dit souvent qu’il est parfois payant d’avoir l’air faible pour attirer l’adversaire… C’est un truc à mettre dans son sac, mais il faut aussi savoir varier, sinon on peut se faire cataloguer assez vite… Toujours comme au poker, il faut se dire que les autres aussi savent jouer!



2006/02/17

Je lis actuellement un livre très captivant concernant l’histoire de la théorie du Big Bang.

Singh, Simon, Le roman du Big Bang, JC Lattès, 2005, ISBN: 2709627000.

J’avais connu l’auteur via L’Histoire des codes secrets (ISBN: 2709620480) et j’avais trouvé son style très abordable. C’est un excellent vulgarisateur et ses livres se lisent comme des romans.

On part des Anciens, surtout les Grecs avec Ptolémée, Aristote et cie. On comprend alors l’avénement de la théorie par ses premiers pas empiriques. On apprend surtout, mais on la devinait déjà, toute l’influence pernicieuse des religions, principalement le catholicisme qui a fait preuve d’un très grand obscurantisme. L’épisode inquisitoire de Galilée en est une preuve accablante.

Une belle lecture intelligente pour les dimanches froids et pluvieux que nous avons.

UN ajout a été fait à la page Bibliographie.



2008/03/28

Dans une vie ancienne, nous avions développé un mini-centre de collaboration qui incluait un agenda partagé, de la messagerie, des répertoires partagés, des fiches de gestion de projet et bien sûr, un petit outil d’annotation d’image pour faire des corrections sur des plans d’ingénieurs. C’était une startup pleine de promesses, mais un peu en avance peut-être et surtout mal positionnée (on apprend de ses erreurs, n’est-ce pas?).

La portion collaboration sur des images était la plus prometteuse, parce qu’elle permettait de réaliser simplement et surtout à distance des correctifs sur des plans.

Quelques années plus tard, aujourd’hui donc, je viens de voir apparaître Cozimo sur mon écran radar grâce à mon pote David Dufresne, VC de son état et techno-geek de nature.

cozimo.jpgCozimo, c’est hot! On peut littéralement discuter autour d’une image et même d’une vidéo, annoter, proposer des changements, laisser des messages pour autrui, bref, faire une réunion virtuelle autour de la pièce centrale de la discussion.

cozimo.jpg
Les applications que je vois sont multiples. Bien sûr toutes les agences de création, mais aussi les bureaux de projets, les firmes d’ingénierie et pourquoi pas la télé-médecine?

À suivre. Il y a une version personnelle gratuite pour les intéressés…

Le site officiel:
Cozimo — Collaborate, Review and Present Digital Content Online in Real-Time



2008/03/21

Dans mes recherches pour un projet personnel à caractère social, je suis tombé sur ce magnifique projet: Pangea Day. Il s’agit d’un lieu d’échanges interculturels qui passent par des courts-métrages faits par des gens de partout dans le monde.

Pangea Day taps the power of film to strengthen tolerance and compassion while uniting millions of people to build a better future.

In a world where people are often divided by borders, difference, and conflict, it’s easy to lose sight of what we all have in common. Pangea Day seeks to overcome that - to help people see themselves in others - through the power of film.

On May 10, 2008 - Pangea Day - sites in Cairo, Kigali, London, Los Angeles, Mumbai and Rio de Janeiro will be linked live to produce a program of powerful films, visionary speakers, and uplifting music.

The program will be broadcast live to the world through the Internet, television, digital cinemas, and mobile phones.

Of course, movies alone can’t change the world. But the people who watch them can. So following May 10, 2008, Pangea Day organizers will facilitate community-building activities around the world by connecting inspired viewers with numerous organizations which are already doing groundbreaking work.

Une belle idée.

Je me souviens encore d’un cours d’histoire médiévale ou plutôt d’un professeur qui m’avait ouvert les yeux en proposant un livre au titre révélateur: Les croisades vues par les Arabes. Il nous avait expliqué que l’histoire est presque toujours uniquement écrite par les vainqueurs. Pangea Day propose justement de voir le monde avec des lunettes empruntées.

Le site officiel de l’événement:
Pangea Day



2008/03/13

Mon ami Jean-Michel me propose ce soir un excellent article sur des trucs tout simples pour économiser beaucoup d’argent dans une startup. Mon préféré:

Buy everyone lunch four days a week and establish a no-meetings policy. Going out for food or ording in takes at least 20-60 minutes more than walking up to the buffet and eating. If you do meetings over lunch you also save that time. So, 30 minutes a day across say four days a week is two hours a week… which is 100 hours a year. You get the idea.

Nouvelle économie signifie d’abord de nouveaux modèles d’affaires… Jean-Michel a adopté plusieurs de ces trucs dans son entreprise qui est, je dois le dire, florissante. Une startup ne peut pas payer les salaires des grosses boîtes, elle se doit de proposer un environnement, une vision différente pour attirer les talents.

J’entends souvent des entrepreneurs dire “ici on n’embauche que des gens super intelligents”. Je leur demande invariablement: est-ce que vous les traiter comme tel?

Pour la suite des trucs…
How to save money running a startup (17 really good tips)



2008/03/11

Je vous ai déjà écrit à propos de l’adjudant Ghislain Simard que j’ai eu le bonheur de côtoyer avant son départ pour le front en Afghanistan. Je vous avais décrit, du mieux que je le pouvais, l’atmosphère, l’émotion, d’une petite fête dominicale précédent le départ de ce soldat de métier.

J’ai respiré un peu mieux au jour de l’an quand j’ai pu le revoir pendant une courte permission qui lui a permis d’être parmi les siens, à Valcartier.

Je sais depuis quelques jours qu’il a complété sa mission - son tour - avec succès et qu’il est, au moment d’écrire ces lignes, quelque part au dessus de l’Atlantique sur un vol nolisé qui le ramène à la maison. Sain et sauf.

C’est un homme d’une grande sensibilité; on le voit dans ses yeux et on le sens dans ses accolades. Jovial. Attachant. Mais on sent aussi la tristesse, qu’il cache du mieux qu’il peut, quand il parle de ses boys. De ceux qui ne reviennent pas maintenant et surtout de ceux qui ne reviendront jamais. Des fois ça passe croche, comme dans son mépris de l’ennemi, cet ennemi un peu invisible et donc déshumanisé. Quand il parle de ces singes sournois qu’il voit se démembrer dans le viseur de sa lunette après l’assaut fulgurant d’une bombe. Ce n’est pas drôle. Mais ce n’est pas parce que c’est drôle qu’on rit… On rit pour ne pas pleurer.

Il y a quelque chose d’impossible à comprendre pour le civil que je suis, que nous sommes. Je pense que tu ne peux pas te mettre dans les bottes d’un soldat tant que tu ne t’es pas fait viser toi-même par l’ennemi. Savoir qu’à tout moment tu peux rouler sur une mine ou te faire exploser la figure par la mendiante qui s’approche de toi, ce doit être un stress qui dépasse l’entendement. Mais je l’ai dit, les gars sont des professionnels, formés pour ça.

C’est difficile de dire comment je me sens au sortir de ce passage obligé, comme témoin, de cette épreuve familiale. Je n’ai trouvé de réconfort pour mon esprit que dans une poésie que j’ai pu inventer en tentant de faire miennes les émotions d’un soldat quittant Kandahar pour enfin revenir chez lui. Je lui ai donné pour nom :

L’adieu à Kandahar.

comme le sable qui s’écoule entre mes doigts
comme la vie
ce sable qui salit mon visage aussi
burinant de ses assauts des souvenirs aux crevasses profondes
comme les larmes qui sillonnent mes joues de joie
de peine
dessinant maladroitement
les lignes de vies de mes compagnons endormis
je pars de nulle part sans vraiment arriver ailleurs

j’ai tant regardé ce soleil d’Orient
caressant les dunes qui ont vu le sang de notre sacrifice
que j’en suis venu à oublier sa vraie couleur

il y aura toujours dans ma mémoire
ces teintes rougeâtres de crépuscule qui ont accompagné
mes hommes dans la nuit sans retour

je reviens comme je l’avais promis
comme j’ai tenu mes autres promesses
coupable d’une chance que je n’ai pas pu partager
avec tous

je garderai pour moi ces fantômes

comme le sable chaud
mon coeur s’égraine
comptant les secondes désormais
qui me séparent de ceux que j’aime
mes enfants
ma femme
ma famille
peuvent dormir en paix cette nuit

je dors déjà d’un sommeil sans nom
l’amour des miens me porte
adieu Kandahar
tu ne sauras peut-être jamais mon nom
mais ton sable palimpseste se souviendra de nous



2008/02/20

Deux ans. Est-ce que ce sera la crise du Terrible Two? Même si le rythme est moins soutenu, faute de temps, ce blog a toujours sa pertinence, pour moi en tout cas!

Quelques constats très personnels, en vrac, après deux ans d’expérience dans la blogosphère:

  • un blog, c’est d’abord un carnet de bord (web-log…), une mémoire, une façon de conserver des traces de ses recherches et surtout de ses découvertes;
  • c’est une tribune pour exprimer des opinions, des coups-de-gueules ou parfois remettre les pendules à l’heure;
  • c’est une sonde dans le cyberespace qui permet de se faire trouver par des contacts perdus (mais Facebook fait une meilleure job à cet égard);
  • c’est un très beau complément au cv (quand on ne dit pas trop de connerie!);
  • c’est un outil de branding personnel très fort
  • la blogosphère est une communauté presque impénétrable si on ne blogue pas soit même;
  • mais qui tombe parfois dans la clique de bas étage… ;)
  • l’écriture n’est pas un acte démocratique, c’est un acte élitiste. La lecture et le commentaire sont des actes démocratiques. Malheureusement, les commentaires font piètre figure. Beaucoup de lecteurs, peu de commentateurs.
  • sur d’autres blogs, je remarque que les commentaires sont souvent des me too et n’apportent pas grand chose à la discussion, sinon des liens vers le blog du commentateur (!);
  • ce n’est pas vrai pour les forums de communautés d’intérêts cependant;
  • les commentateurs sont aussi des blogueurs. Est-ce que cela veut dire que l’audience générale est limitée aux blogueurs? À valider.
  • les blogueurs d’affaires du Québec sont, pour la plupart, intelligents, intelligibles et solidaires;
  • on ne se chicane pas souvent au Québec et les blogs en sont le reflet, malheureusement, parce que j’aime bien les débats;

Voilà.